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Nutrition & Santé 21 min min de lecture

Diabète de type 2 et sucre : ce que vous pouvez changer

Par Équipe éditoriale Süvy

Sommaire


Le diabète de type 2 est une maladie chronique caractérisée par une hyperglycémie persistante, liée à une baisse de sensibilité des cellules à l'insuline. En France, il concerne 92 % des personnes diabétiques, soit environ 3,9 millions de personnes sur les 4,3 millions de diabétiques recensés par la Fédération Française des Diabétiques en 2023. Derrière ce chiffre, une question revient en permanence en consultation : « Est-ce que je peux encore manger du sucre ? ».

La réponse n'est pas « non ». Elle est « autrement ». Le sucre n'est pas interdit, mais sa quantité, sa nature et le contexte du repas dans lequel il est consommé changent tout. Les recommandations de la Haute Autorité de Santé actualisées en mai 2024 placent désormais les mesures nutritionnelles en première intention dans la prise en charge du diabète de type 2, avant tout traitement médicamenteux. Autrement dit : ce que vous mettez dans votre assiette a un poids thérapeutique reconnu.

En bref : Le diabète de type 2 ne nécessite pas de supprimer tout sucre, mais de le remplacer progressivement par des alternatives à indice glycémique bas et de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien (OMS), idéalement 5 %. Les substituts à IG inférieur à 2 n'élèvent ni la glycémie ni l'insulinémie, et s'intègrent dans les recommandations nutritionnelles de la HAS 2024. Cet article détaille les leviers concrets, sourcés et non culpabilisants.


Diabète de type 2 et sucre : le lien en quelques faits

Avant d'entrer dans les recommandations, posons les bases chiffrées. En France, la prévalence du diabète traité pharmacologiquement atteint 6,48 % de la population en 2023 selon la Fédération Française des Diabétiques, en progression continue depuis 5,6 % en 2015. Santé publique France note une augmentation moyenne de 2,4 % par an entre 2012 et 2022 du nombre de personnes diabétiques.

Les hommes sont plus touchés que les femmes (5,7 % contre 4,8 %), et les disparités territoriales sont marquées : les départements et régions d'Outre-mer ainsi que la Seine-Saint-Denis affichent des prévalences nettement supérieures à la moyenne nationale. À l'échelle mondiale, l'Organisation mondiale de la santé recense 830 millions de personnes vivant avec un diabète en 2022, contre 200 millions en 1990.

Le coût est à la hauteur de la prévalence. En 2023, le diabète a représenté plus de 10 milliards d'euros de dépenses remboursées en France, et causé 33 902 décès en 2024. La rétinopathie diabétique touche la moitié des personnes atteintes de diabète de type 2, et 10 000 amputations sont pratiquées chaque année.

Un chiffre est moins connu : le prédiabète. Selon l'enquête Esteban (Santé publique France), il concernait 9,9 % des adultes français sur la période 2014-2016, soit environ 5 millions de personnes. La plupart l'ignorent. C'est justement cette fenêtre qui rend le sujet « sucre et diabète » si important : à ce stade, l'alimentation peut réellement inverser la trajectoire.


Ce que disent l'OMS et la HAS sur le sucre quand on est diabétique

La position de l'OMS : moins de 10 %, idéalement 5 %

L'Organisation mondiale de la santé recommande depuis 2015 de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien, avec un bénéfice supplémentaire pour la santé si cette part descend sous 5 %, soit environ 25 g par jour pour un adulte (l'équivalent de 6 cuillères à café).

Les sucres libres, au sens de l'OMS, regroupent :

  • les sucres ajoutés par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur ;
  • les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits.

Ils excluent les sucres contenus dans les fruits entiers et le lactose du lait. Cette distinction est capitale : une orange entière et un verre de jus d'orange n'ont pas le même statut sur le plan nutritionnel, même pour une quantité équivalente de fructose.

En pratique, un Français adulte consomme en moyenne 40 g de sucres libres par jour selon l'Institut national de la consommation, soit 60 % de plus que la cible « santé » de l'OMS. Chez les personnes diabétiques, cette moyenne est souvent dépassée via des sources insoupçonnées : yaourts aux fruits industriels, sauces toutes prêtes, céréales du petit-déjeuner, boissons dites « légères ».

La position de la HAS : nutrition en première intention

En mai 2024, la Haute Autorité de Santé a publié une actualisation majeure de ses recommandations sur la stratégie thérapeutique du diabète de type 2. Trois points à retenir :

  1. Les thérapies non médicamenteuses sont positionnées en première intention, dès le diagnostic posé.
  2. Les modifications du mode de vie (activité physique, nutrition, lutte contre la sédentarité) sont un préalable à l'éventuelle mise en place d'un traitement médicamenteux.
  3. La prise en charge doit être individualisée, adaptée au profil, aux besoins et aux préférences de chaque patient.

Concrètement, la HAS recommande de limiter les sucres raffinés, de privilégier les aliments à index glycémique bas, d'atteindre 150 minutes d'activité physique par semaine et, si nécessaire, une perte de poids de 5 à 10 %. Ces seuils ne sont pas symboliques : une perte de 5 % du poids corporel améliore significativement la sensibilité à l'insuline chez les patients en surpoids.

Le consensus des diététiciens : une assiette structurée

Pour le repas principal, les recommandations nutritionnelles convergent autour d'une règle mémorisable, parfois appelée « règle du 1/2 – 1/4 – 1/4 » :

Part de l'assiette Composition Objectif
1/2 Légumes non féculents (cuits et crus) Fibres, vitamines, charge glycémique faible
1/4 Protéines (viande, poisson, œuf, légumineuses) Satiété, préservation musculaire
1/4 Féculents à IG bas (lentilles, quinoa, patate douce) Énergie lente, pas de pic glycémique

L'apport en sucres ajoutés est recommandé à moins d'un dixième de l'apport glucidique, soit 20 à 25 g par jour maximum pour un adulte diabétique, selon les recommandations nutritionnelles de l'Assurance Maladie (ameli.fr). Au-delà, le risque de déséquilibre glycémique augmente de façon mesurable.


Comment le sucre agit-il réellement sur un organisme diabétique ?

Le mécanisme en trois temps

Quand une personne non diabétique consomme un aliment sucré, son pancréas libère de l'insuline, les cellules absorbent le glucose, la glycémie redescend. Ce cycle dure 2 à 3 heures.

Chez une personne diabétique de type 2, le système se grippe. L'Inserm décrit le phénomène ainsi : « L'hyperglycémie chronique qui caractérise le diabète de type 2 provient d'une baisse de sensibilité des cellules à l'insuline, dont le rôle est de faciliter la pénétration du glucose dans les cellules. »

Trois phases s'enchaînent :

  1. Résistance à l'insuline : les cellules du foie, des muscles et du tissu adipeux répondent moins bien à l'insuline. Le glucose reste dans le sang.
  2. Hyperinsulinémie compensatoire : le pancréas augmente sa production d'insuline pour forcer le passage. Pendant un temps, la glycémie reste normale, mais le pancréas s'épuise.
  3. Défaillance des cellules bêta : le pancréas ne suit plus. La glycémie grimpe durablement. Le diabète est installé.

À chaque étape, la consommation de sucre à IG élevé amplifie le phénomène. Chaque pic glycémique sollicite un pancréas déjà fatigué.

Le rôle du microbiote, un acteur souvent oublié

Depuis une dizaine d'années, la recherche Inserm met en évidence le rôle du microbiote intestinal dans le diabète de type 2. Une alimentation trop grasse et trop sucrée dérègle la flore intestinale, ce qui favorise l'inflammation chronique de bas grade et aggrave la résistance à l'insuline. Les chercheurs ont notamment identifié une molécule, le propionate d'imidazole, produite en excès par le microbiote déséquilibré et associée à la formation du diabète de type 2.

A contrario, les fibres prébiotiques (comme le polydextrose) nourrissent les bactéries bénéfiques du côlon et favorisent la production d'acides gras à chaîne courte (butyrate, propionate, acétate) qui modulent favorablement la glycémie. C'est l'un des angles d'approche nutritionnels les plus prometteurs pour la prévention du diabète de type 2.

💡 Ce qu'il faut retenir : le sucre ne « cause » pas directement le diabète de type 2 ; il aggrave un terrain métabolique déjà fragilisé par la résistance à l'insuline. Réduire sa consommation, c'est alléger la charge de travail du pancréas et donner au microbiote une chance de se rééquilibrer.


Peut-on encore manger du sucre quand on a un diabète de type 2 ?

La réponse des sociétés savantes, y compris la HAS et la Fédération Française des Diabétiques, est claire : oui, avec parcimonie et dans le bon contexte. Les interdits alimentaires absolus sont contre-productifs. Ils créent de la frustration, poussent aux « craquages », et ne tiennent pas dans la durée.

Les trois règles de la modération utile

Règle 1 : privilégier le sucre en fin de repas plutôt qu'isolément. Un carré de chocolat après un déjeuner riche en fibres et en protéines aura un impact glycémique bien moindre qu'un biscuit grignoté à jeun à 16 h. L'effet combiné des lipides et des protéines du repas ralentit l'absorption du glucose.

Règle 2 : choisir la source du sucre. Un fruit frais entier n'a pas le statut d'un bonbon, même pour une teneur équivalente en fructose. Les fibres du fruit ralentissent l'absorption, le fructose est métabolisé différemment, l'effet sur la glycémie est amorti. À l'inverse, les sodas, jus de fruits et pâtisseries industrielles concentrent le sucre sans frein.

Règle 3 : substituer plutôt qu'interdire. C'est le levier le plus puissant. Plutôt que de supprimer un yaourt sucré du petit-déjeuner (frustration), le remplacer par un yaourt nature sucré à la maison avec un substitut à IG bas (plaisir préservé, glycémie protégée). Le bénéfice est quantifiable : passer d'un sucre blanc (IG 70) à un substitut à IG inférieur à 2 réduit la charge glycémique du sucrant à quasi zéro.

Ce qu'il faut supprimer plus franchement

Certains produits concentrent les facteurs aggravants (IG élevé, charge glycémique forte, absence de fibres) et méritent une vraie limitation :

  • Sodas et boissons sucrées : absorption quasi instantanée, pic glycémique maximal.
  • Jus de fruits : fibres retirées, IG supérieur à 50, équivalent calorique d'un soda.
  • Céréales du petit-déjeuner classiques : IG souvent 70-85, démarrage de journée catastrophique sur le plan glycémique.
  • Pâtisseries industrielles : cumul sucre, farines raffinées, graisses saturées.
  • Sauces toutes prêtes : ketchup, vinaigrettes industrielles, sauces asiatiques — lire les étiquettes.

⚠️ Attention : la suppression brutale et totale du sucre n'est pas recommandée. La démarche la plus efficace, validée par la HAS, est progressive, avec un accompagnement diététique quand c'est possible. Les substituts à IG bas facilitent cette transition sans signer un renoncement au plaisir.


Les alternatives au sucre à IG bas : panorama comparé

Le tableau des options disponibles

Pour une personne diabétique, tous les substituts ne se valent pas. Le critère d'IG est nécessaire mais non suffisant ; la tolérance digestive, le comportement en cuisine, la naturalité et le statut réglementaire comptent aussi.

Substitut IG Calories (pour 100 g) Pouvoir sucrant Statut diabète Tolérance digestive
Sucre blanc (référence) 70 400 kcal 1:1 Déconseillé Bonne
Miel 55-81 304 kcal 1,3:1 Déconseillé Bonne
Sirop d'agave 15-25 310 kcal 1,3:1 Prudence (fructose) Bonne
Sucre de coco 35 375 kcal 1:1 Prudence Bonne
Aspartame 0 0 kcal 200:1 Compatible Bonne
Stévia 0 0 kcal 200-300:1 Compatible Bonne
Xylitol 7 240 kcal 1:1 Compatible Modérée
Érythritol 0 20 kcal 0,7:1 Compatible Excellente
Érythritol + polydextrose < 2 48 kcal 1:1 Compatible Excellente

Les critères qui comptent pour un diabétique

Neutralité glycémique et insulinémique. Un substitut avec un IG inférieur à 5 est considéré comme n'ayant pas d'impact significatif sur la glycémie. L'érythritol coche cette case avec un IG de 0 et un index insulinémique de 2 (contre 43 pour le saccharose). Autrement dit, il ne sollicite pratiquement pas le pancréas.

Tolérance digestive. Le xylitol et le maltitol, fréquents dans les produits industriels « sans sucre », peuvent provoquer ballonnements et diarrhées à dose modérée. L'érythritol, absorbé à 90 % dans l'intestin grêle avant d'atteindre le côlon, est le polyol le mieux toléré. Associé à une fibre prébiotique comme le polydextrose, il bénéficie même d'un effet de synergie digestive.

Comportement en cuisine. Un diabétique qui cuisine à la maison est un diabétique qui contrôle sa glycémie. Un substitut qui ne caramélise pas ou ne foisonne pas ferme la porte à la pâtisserie maison, et pousse vers les produits industriels. C'est l'une des raisons qui a guidé le développement des substituts composites capables de reproduire les fonctions techniques du sucre. Le sujet est détaillé dans notre guide de la pâtisserie sans sucre.

Statut réglementaire et validation scientifique. L'érythritol est reconnu GRAS (Generally Recognized As Safe) par la FDA depuis 2001 et a été réévalué par l'EFSA en décembre 2023, qui a confirmé son innocuité et conclu que « les preuves disponibles ne démontrent pas de relation causale entre la consommation alimentaire d'érythritol et un risque accru de maladie cardiovasculaire ». Pour approfondir ce sujet, voir notre article dédié à ce que la science dit vraiment de l'érythritol.

Le cas des édulcorants intenses

L'OMS a publié en mai 2023 une recommandation prudente sur les édulcorants intenses non caloriques (aspartame, sucralose, saccharine, stévia) : ils ne sont pas recommandés pour la perte de poids à long terme. Attention, cette recommandation concerne l'usage comme outil de contrôle du poids, pas la compatibilité avec un diabète déjà installé. Pour un diabétique, un édulcorant intense reste très supérieur au sucre en termes d'impact glycémique.

Les édulcorants intenses gardent néanmoins une limite : ils sucrent mais ne structurent pas. Utilisés seuls, ils ne remplacent pas le sucre en pâtisserie, car ils n'apportent ni volume, ni texture, ni caramélisation. D'où l'intérêt des formulations composites qui combinent pouvoir sucrant, agent de charge et fibre prébiotique.


Huit gestes concrets à adopter dès cette semaine

La théorie est claire. Voici huit leviers activables cette semaine, classés par difficulté croissante.

1. Remplacer le sucre du café et du thé

Geste le plus immédiat, impact significatif sur une consommation quotidienne. Deux cafés sucrés par jour, c'est 10 g de sucre, soit la moitié de l'apport maximal recommandé pour un diabétique. Un substitut à IG inférieur à 2 élimine cet apport sans modifier le goût.

2. Supprimer une boisson sucrée par jour

Une cannette de soda standard contient 35 g de sucre, soit plus que l'apport quotidien maximal recommandé par l'OMS. La remplacer par une eau gazeuse parfumée, un thé glacé maison ou une eau citronnée divise l'apport en sucres libres de façon spectaculaire.

3. Lire systématiquement les étiquettes

Les fabricants multiplient les appellations du sucre : saccharose, sirop de glucose-fructose, dextrose, maltose, sirop d'agave, jus de canne déshydraté, mélasse. Si un de ces termes figure dans les trois premiers ingrédients d'un produit, le produit contient beaucoup de sucre. Outil simple : sur l'étiquette nutritionnelle, la ligne « dont sucres » donne la mesure directe.

4. Cuisiner à la maison au moins trois fois par semaine

Un plat fait maison permet de contrôler la quantité, la nature et la source du sucre. Les recettes Süvy comme les crêpes sans sucre, les madeleines sans sucre ou la confiture maison sans sucre illustrent la substitution 1:1 en pratique.

5. Structurer l'assiette selon la règle du 1/2 – 1/4 – 1/4

Appliquée à un repas sur deux, cette règle suffit à abaisser l'IG global de l'alimentation de plusieurs points sur une semaine. Moitié légumes, quart protéines, quart féculents à IG bas.

6. Intégrer des fibres prébiotiques au petit-déjeuner

Un petit-déjeuner avec flocons d'avoine (IG 40), amandes et un yaourt nature sucré avec un substitut à fibres prébiotiques donne un démarrage de journée glycémiquement stable. Comparé à un petit-déjeuner classique (pain blanc + confiture + jus d'orange, IG global supérieur à 70), la différence sur la glycémie post-prandiale est nette.

7. Marcher 30 minutes après le repas principal

La HAS recommande 150 minutes d'activité physique modérée par semaine. Divisé, cela fait 30 minutes cinq jours sur sept. Une marche post-prandiale active l'absorption musculaire du glucose et abaisse le pic glycémique de 17 % en moyenne selon plusieurs études publiées sur PubMed. Ce n'est pas un détail.

8. Reconstruire les desserts plutôt que les supprimer

La pâtisserie maison avec substitut à IG bas permet de préserver le plaisir tout en maîtrisant la charge glycémique. Les financiers noisette sans sucre, le brookie sans sucre ou les canelés sans sucre sont des exemples concrets. Pour comprendre les fondamentaux, notre article sur l'indice glycémique détaille les principes de lecture.

À retenir : aucun de ces huit gestes n'est radical. Appliqués ensemble pendant trois mois, ils produisent un effet mesurable sur l'hémoglobine glyquée (HbA1c), marqueur de référence du suivi du diabète.


Prédiabète : pourquoi agir maintenant change la trajectoire

Le prédiabète est défini par une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,26 g/L, ou une HbA1c entre 5,7 % et 6,4 %. Il touche environ 5 millions d'adultes en France, souvent sans symptôme visible.

Ce stade est réversible. Une méta-analyse publiée dans The Lancet Diabetes & Endocrinology a établi qu'une modification du mode de vie (perte de 5 à 10 % du poids, activité physique régulière, alimentation à IG bas) réduit le risque de conversion vers un diabète de type 2 de 40 à 58 % sur trois à six ans. C'est l'une des interventions préventives les plus efficaces connues en médecine.

La Fédération Française des Diabétiques organise chaque année une Semaine Nationale de Prévention du diabète de type 2. L'édition 2025 portait sur le thème de l'hérédité, rappelant qu'un antécédent familial de diabète de type 2 multiplie le risque individuel par deux. Ce risque n'est pas une fatalité : il est modulable par les choix alimentaires et de mode de vie.

Pour les personnes concernées par un prédiabète, réduire drastiquement les sucres libres dès maintenant est une action à haute valeur ajoutée. Elle ne demande pas de traitement médicamenteux, seulement une réorganisation progressive de l'alimentation quotidienne.


FAQ

Peut-on encore manger du sucre quand on est diabétique ?

Oui, avec modération. La HAS et la Fédération Française des Diabétiques ne recommandent pas une suppression totale mais une limitation à moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien (recommandation OMS), soit environ 20 à 25 g de sucres ajoutés par jour. Privilégier les sucres en fin de repas, dans un cadre équilibré, et réduire au maximum les sources les plus agressives (sodas, jus de fruits, pâtisseries industrielles).

Quel est le meilleur sucre pour un diabétique de type 2 ?

Aucun « vrai » sucre n'est idéal pour un diabétique, y compris le miel ou le sirop d'agave. Les substituts à IG inférieur à 5 (érythritol, stévia, érythritol associé à du polydextrose) sont les mieux adaptés car ils ne provoquent ni pic glycémique ni sécrétion d'insuline. L'érythritol est validé par l'EFSA, la FDA et le JECFA, avec un recul de plus de 60 ans d'utilisation.

Combien de sucre par jour quand on a un diabète de type 2 ?

L'OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien, idéalement 5 %, soit environ 25 g par jour pour un adulte. Pour les personnes diabétiques, la tendance est à un apport en sucres ajoutés limité à 20-25 g par jour maximum, toutes sources confondues (aliments transformés, cuisine maison, boissons). Un suivi diététique personnalisé reste le meilleur outil pour adapter ces seuils.

Les édulcorants sont-ils dangereux pour les diabétiques ?

Les édulcorants reconnus par les autorités sanitaires (EFSA, FDA, JECFA) sont considérés comme sûrs dans les doses d'utilisation normales. L'érythritol et la stévia figurent parmi les plus étudiés. L'OMS a émis en 2023 une recommandation prudente sur l'usage des édulcorants intenses pour la perte de poids à long terme, mais cette recommandation ne concerne pas leur compatibilité avec un diabète déjà installé, où ils restent préférables au sucre classique.

Le fructose des fruits est-il mauvais pour les diabétiques ?

Non, le fructose des fruits entiers n'est pas problématique en quantité raisonnable (2 à 3 portions par jour). Les fibres du fruit ralentissent l'absorption et amortissent la réponse glycémique. En revanche, le fructose sous forme concentrée (jus de fruits, sirops, « fructose pur » vendu en magasin) se comporte très différemment et peut aggraver la résistance à l'insuline.

Peut-on inverser un prédiabète par l'alimentation ?

Oui, dans une proportion significative de cas. Une modification du mode de vie (perte de 5 à 10 % du poids, 150 minutes d'activité physique hebdomadaire, alimentation à IG bas et réduction des sucres libres) réduit le risque de conversion vers un diabète de type 2 de 40 à 58 % selon les méta-analyses cliniques. Le prédiabète est l'un des rares stades métaboliques où l'alimentation peut réellement inverser la trajectoire.


Glossaire

Charge glycémique (CG) : indicateur combinant l'indice glycémique d'un aliment avec la quantité de glucides réellement consommée. Plus précis que l'IG seul pour évaluer l'impact d'un repas complet.

Diabète de type 2 : maladie chronique caractérisée par une hyperglycémie persistante liée à une résistance à l'insuline et à une défaillance progressive de la sécrétion d'insuline par le pancréas. Représente 92 % des cas de diabète en France.

Édulcorant intense : substance au pouvoir sucrant très élevé (100 à 600 fois celui du sucre) et à apport calorique nul. Exemples : aspartame, sucralose, stévia, saccharine. Sucre sans structurer.

Érythritol : polyol naturellement présent dans certains fruits, produit industriellement par fermentation. IG de 0, 0,2 kcal/g, absorbé à 90 % dans l'intestin grêle, excellente tolérance digestive. Reconnu GRAS par la FDA depuis 2001.

Glycémie : concentration de glucose dans le sang, exprimée en g/L. Norme à jeun : 0,7 à 1,1 g/L. Prédiabète : 1,10 à 1,26 g/L. Diabète : au-delà de 1,26 g/L à jeun.

HbA1c (hémoglobine glyquée) : reflet de la glycémie moyenne sur les deux à trois derniers mois. Cible usuelle pour un diabétique de type 2 : inférieure à 7 %.

Index insulinémique : mesure de la capacité d'un aliment à stimuler la sécrétion d'insuline, indépendamment de son effet sur la glycémie. Le sucre blanc a un index insulinémique de 43, l'érythritol de 2.

Indice glycémique (IG) : score de 0 à 100+ mesurant la vitesse d'élévation de la glycémie après ingestion d'un aliment. IG bas : ≤ 55 ; IG moyen : 56-69 ; IG élevé : ≥ 70.

Insuline : hormone produite par les cellules bêta du pancréas, responsable de la régulation de la glycémie en facilitant l'absorption du glucose par les cellules.

Microbiote intestinal : ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus) présents dans l'intestin. Son équilibre influence directement la sensibilité à l'insuline et le risque de diabète de type 2.

Polydextrose : fibre alimentaire soluble d'origine végétale, fermentescible et prébiotique. Contribue à la structure des substituts de sucre et nourrit les bactéries bénéfiques du côlon.

Prédiabète : stade intermédiaire entre glycémie normale et diabète. Glycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/L ou HbA1c entre 5,7 % et 6,4 %. Réversible par modification du mode de vie.

Résistance à l'insuline : diminution de la capacité des cellules (foie, muscle, tissu adipeux) à répondre à l'action de l'insuline. Mécanisme central du diabète de type 2.

Sucres libres (définition OMS) : sucres ajoutés par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, plus les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Excluent les sucres des fruits entiers et le lactose du lait.


Sources


Süvy : quand remplacer le sucre devient un geste de prévention

Dans le diabète de type 2, chaque cuillère de sucre en moins allège la charge sur un pancréas déjà sollicité. Remplacer le sucre par une alternative à IG inférieur à 2 s'inscrit directement dans les recommandations nutritionnelles de la HAS 2024, sans sacrifier ni le goût ni le plaisir de la cuisine maison.

Süvy est le premier remplaçant du sucre au monde, fruit de 7 ans de recherche par les Laboratoires Innovi. 100 % naturel, sans calorie vide, sans pic glycémique, il reproduit toutes les fonctions du sucre — goût, texture, caramélisation — sans en avoir les inconvénients.

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