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Cuisine & Pâtisserie 20 min min de lecture

Mardi Gras : beignets, bugnes et merveilles sans sucre

Par Rédaction Süvy

Sommaire


Mardi 17 février 2026. Dans les foyers, la poêle profonde sort du placard, la bouteille d'huile neuve est ouverte, et la maison commence à sentir la friture sucrée. Les beignets de Mardi Gras sans sucre permettent de perpétuer une tradition vieille de cinq siècles sans la facture glycémique qui l'accompagne habituellement — bugnes, merveilles, oreillettes et beignets levés s'adaptent parfaitement à une substitution 1:1, à condition de respecter quelques règles techniques sur la friture et le saupoudrage.

Selon La Toque Cuivrée, la tradition du beignet de carnaval naît du besoin médiéval d'épuiser les réserves d'œufs, de beurre et d'huile avant les 40 jours de Carême. Aujourd'hui, le rituel religieux s'est effacé, mais la friture demeure. Et avec elle, une consommation ponctuelle de sucre qui, chez un adulte, peut suffire à doubler l'apport quotidien recommandé par l'OMS (25 g de sucres libres par jour).

En bref. Quatre recettes régionales traditionnelles — beignets levés, bugnes lyonnaises, merveilles bordelaises, oreillettes provençales — adaptées en version sans sucre avec Süvy en substitution 1:1 dans la pâte et en saupoudrage final. Friture à 170-180°C, huile neutre, pâte reposée. Le goût du carnaval, sans le pic glycémique.


Pourquoi mange-t-on des beignets à Mardi Gras ?

La réponse tient en un mot : Carême. Dans la liturgie catholique, les 40 jours qui précèdent Pâques imposaient jusqu'au XXe siècle l'abstinence de produits gras et sucrés. Le mardi avant le mercredi des Cendres devenait donc la dernière occasion d'écouler ce qu'il restait en cuisine — œufs, beurre, lait, huile, sucre. La friture, ingrate par nature, est la réponse la plus efficace à cette logistique domestique.

L'origine remonte plus loin encore. Selon la Fondation Paul Bocuse, les premiers beignets de carnaval apparaissent dans la Rome antique sous le nom de chiacchiere. Le terme « bugne » lui-même est attesté dans Pantagruel de Rabelais en 1532. Cinq siècles de continuité culinaire, c'est rare.

Aujourd'hui, seule une minorité de Français pratique réellement le Carême. Mais la fête a survécu, portée par deux forces : la nostalgie familiale (les bugnes de grand-mère, le tablier fariné, la maison qui embaume) et la créativité régionale. Chaque territoire a son beignet, son nom, sa texture. Un Lyonnais ne confondra jamais une bugne avec une oreillette, un Bordelais défendra la merveille comme on défend un terroir.

« La bugne est une languette de pâte faite de farine, œuf, lait, beurre et sucre, frite et saupoudrée de sucre. » — Fondation Paul Bocuse, Les Bugnes Lyonnaises, 2022.


Beignets, bugnes, merveilles, oreillettes : la carte de France du carnaval

La France compte au moins dix appellations régionales du beignet de carnaval. Chacune raconte un territoire, une technique, un parfum. Voici les principales, avec leurs signes distinctifs.

Appellation Région Pâte Texture Parfum signature
Bugnes lyonnaises Lyon, Rhône Non levée Fine, craquante Zeste de citron, rhum
Bugnes stéphanoises Saint-Étienne Levée Épaisse, briochée Vanille
Merveilles Bordelais, Gascogne, Charentes Légèrement sablée Plate, moelleuse Fleur d'oranger, rhum
Oreillettes Provence, Languedoc Non levée Extrêmement fine Fleur d'oranger, citron
Ganses Nice, Alpes-Maritimes Non levée Tressée Rhum
Roussettes Alsace Non levée Fine Kirsch
Bottereaux Anjou, Vendée Levée Gonflée, ronde Rhum, vanille
Tourtisseaux Poitou Levée Épaisse Cognac
Croustillons Nord, Belgique Levée Boule gonflée Sucre glace
Pets de nonne Franche-Comté Pâte à choux Aérienne Fleur d'oranger

Quatre logiques dominent. D'abord la pâte levée (beignets classiques, croustillons, bottereaux), qui gonfle sous l'effet de la levure de boulanger et donne des boules moelleuses à mie aérée. Ensuite la pâte non levée, étalée finement puis frite, qui produit les bugnes craquantes et les oreillettes translucides. Le troisième type, rare, est la pâte à choux des pets de nonne, qui gonfle par vaporisation de l'eau. Enfin la pâte sablée légère des merveilles, plus riche en beurre, plus dense en bouche.

Pour un Mardi Gras sans sucre, les quatre logiques fonctionnent. Le sucre, dans une pâte à beignet, joue un rôle de pouvoir sucrant et de légère coloration, mais ne porte ni la levée (assurée par la levure ou l'air) ni la structure (assurée par le gluten). Une substitution 1:1 avec Süvy conserve la texture et la couleur attendues. Le seul ajustement porte sur le saupoudrage final, dont il faut parler en détail.


Pâte levée ou pâte non levée : choisir son camp

Avant de passer aux recettes, un choix s'impose. Voulez-vous un beignet moelleux, gonflé, façon boule aérée ? Ou un beignet fin, craquant, qui se brise sous la dent ?

La pâte levée contient de la levure de boulanger fraîche ou sèche. Cette levure, un micro-organisme vivant, fermente en milieu chaud et humide et produit du dioxyde de carbone. Ces bulles, piégées par le réseau de gluten, font gonfler la pâte pendant le repos (1 h 30 à 2 h en général) puis à la friture, où elles se dilatent brutalement au contact de l'huile. Résultat : un intérieur moelleux comme une brioche, une croûte dorée fine.

La pâte non levée repose soit sur la levure chimique (action rapide et limitée), soit sur aucun agent levant du tout. La pâte s'étale en feuille mince, on découpe des losanges ou des rectangles, et la friture provoque une vaporisation immédiate de l'eau qui gonfle la pâte en surface sans la faire lever en volume. C'est la bugne lyonnaise, l'oreillette, la merveille — des beignets plats, croustillants, qui craquent.

« Les bugnes croustillantes lyonnaises sont préparées sans levure, plus fines et plus plates, tandis que les bugnes moelleuses stéphanoises contiennent de la levure, sont plus épaisses et ont une texture briochée. » — Terra Food, Histoire et recette traditionnelle des bugnes lyonnaises.

Pour un Mardi Gras familial avec enfants, la pâte levée reste plus spectaculaire. Pour un atelier gourmand, servir les quatre versions côte à côte transforme le goûter en dégustation comparée. À vous de voir.


Recette 1 : beignets moelleux de Mardi Gras (pâte levée)

La recette universelle, celle du beignet rond, gonflé, saupoudré. Tous les enfants la reconnaissent.

Ingrédients (pour 25-30 beignets)

  • 500 g de farine T45
  • 2 œufs entiers
  • 20 cl de lait tiède
  • 80 g de Süvy (substitution 1:1 du sucre)
  • 80 g de beurre fondu
  • 1 sachet de levure de boulanger déshydratée (7 g) ou 15 g de levure fraîche
  • 1 pincée de sel
  • 1 gousse de vanille ou 1 zeste d'orange
  • Huile de friture (tournesol ou arachide)
  • Süvy pour le saupoudrage final

Préparation

  1. Activer la levure. Délayez la levure dans le lait tiède (35-37°C, pas plus chaud sinon vous la tuez). Laissez mousser 10 minutes.
  2. Mélanger la pâte. Dans un grand saladier, versez la farine, le Süvy, le sel et la vanille ou le zeste. Creusez un puits, ajoutez les œufs battus, le beurre fondu refroidi, et le lait avec la levure. Pétrissez 10 minutes à la main ou 7 minutes au robot jusqu'à ce que la pâte soit lisse, souple, légèrement élastique.
  3. Première pousse. Couvrez d'un torchon, laissez lever 1 h 30 à température ambiante (20-22°C), loin des courants d'air. La pâte doit doubler de volume.
  4. Façonner. Dégazez la pâte d'un coup de poing, étalez-la sur 1,5 cm d'épaisseur, découpez des ronds à l'emporte-pièce de 6-7 cm.
  5. Deuxième pousse. Disposez les ronds sur un plan fariné, recouvrez, laissez lever encore 30 minutes.
  6. Friture. Chauffez l'huile à 170°C (pas plus). Plongez 3-4 beignets maximum à la fois, retournez-les à mi-cuisson. Comptez 2-3 minutes par face. Ils doivent être dorés, pas bruns.
  7. Égouttage et saupoudrage. Déposez sur du papier absorbant. Saupoudrez de Süvy encore tièdes — le Süvy adhère mieux à la surface chaude.

Astuce technique. Une pâte levée trop molle s'étale à la friture et donne des beignets plats. Si votre pâte colle trop après le repos, ajoutez 1 cuillère à soupe de farine, pas plus.


Recette 2 : bugnes lyonnaises croustillantes

La vraie bugne lyonnaise, celle que défendent les Mères de Lyon. Fine, torsadée, cassante.

Ingrédients (pour 40 bugnes)

  • 500 g de farine T55
  • 100 g de beurre mou
  • 80 g de Süvy
  • 3 œufs
  • 5 cl de rhum brun ou d'eau de fleur d'oranger
  • 1 zeste de citron jaune non traité
  • 1 pincée de sel
  • 1 cuillère à café de levure chimique (optionnel, pour une version moins craquante)
  • Huile de friture
  • Süvy pour le saupoudrage

Préparation

  1. Sabler. Dans un saladier, sablez la farine avec le beurre coupé en dés jusqu'à obtenir une texture de semoule grossière.
  2. Incorporer les liquides. Ajoutez le Süvy, le sel, les œufs, le rhum, le zeste. Pétrissez jusqu'à obtenir une boule homogène et souple. Ne pétrissez pas trop longtemps, sinon le gluten rendra la pâte élastique et difficile à étaler.
  3. Repos impératif. Filmez, placez au réfrigérateur 2 heures minimum. Ce repos est non négociable — il détend le gluten et permet un étalage en finesse.
  4. Étaler. Sur un plan de travail très légèrement fariné, étalez la pâte sur 2-3 mm d'épaisseur. Découpez des rectangles de 3 x 10 cm à la roulette dentelée. Faites une fente au centre de chaque rectangle, passez une extrémité dans la fente pour obtenir la torsade caractéristique.
  5. Friture. Huile à 180°C. Les bugnes cuisent vite, 45 secondes à 1 minute par face. Elles doivent rester pâles dorées — au-delà, elles deviennent amères.
  6. Saupoudrage. Égouttez sur papier absorbant, saupoudrez généreusement de Süvy. Dégustez tièdes ou froides, elles se conservent 3-4 jours dans une boîte métallique.

« Au Moyen-Âge, les bugnes étaient faites de farine, d'eau et de levure, souvent saupoudrées de sucre. Au XIXe siècle, elles se sont enrichies de lait, d'œufs et de beurre, surtout après l'autorisation de "faire gras" jusqu'au mercredi saint. » — Instants Lyonnais, Quelle est l'histoire des bugnes lyonnaises ?

La bugne stéphanoise, plus briochée, suit une recette voisine avec de la levure de boulanger et un repos de levée d'1 heure. Chacun son camp.


Recette 3 : merveilles bordelaises à la fleur d'oranger

Moelleuses, parfumées, à l'aspect de petits coussins. Un classique du Sud-Ouest, notamment en Gascogne et en Charentes.

Ingrédients (pour 30 merveilles)

  • 500 g de farine T55
  • 100 g de beurre fondu
  • 100 g de Süvy
  • 3 œufs
  • 3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
  • 2 cuillères à soupe de rhum brun
  • 1 zeste d'orange
  • 1 pincée de sel
  • Huile de friture neutre
  • Süvy saupoudré pour la finition

Préparation

  1. Mélange. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le Süvy jusqu'à légère pâleur. Ajoutez le beurre fondu tiède, l'eau de fleur d'oranger, le rhum, le zeste d'orange, le sel.
  2. Incorporation de la farine. Ajoutez la farine tamisée progressivement. Mélangez à la main ou à la feuille du robot jusqu'à obtenir une pâte souple, légèrement collante.
  3. Repos. Filmez, laissez reposer 2 à 3 heures à température ambiante (ou une nuit au réfrigérateur pour plus de développement aromatique).
  4. Étaler. Sur un plan non fariné (la pâte est assez grasse pour ne pas accrocher), étalez sur 4-5 mm d'épaisseur. Découpez des rectangles ou des losanges de 4 x 6 cm.
  5. Friture. Huile à 175°C. Les merveilles gonflent légèrement. Comptez 1 minute 30 par face, jusqu'à une belle dorure.
  6. Saupoudrage. Égouttez, laissez tiédir, saupoudrez de Süvy.

Le parfum de fleur d'oranger est la signature bordelaise. Si vous ne la trouvez pas, remplacez par le zeste d'une seconde orange et une cuillère de vanille liquide. La texture doit rester moelleuse, jamais sèche — c'est la différence entre la merveille et l'oreillette.


Recette 4 : oreillettes provençales au zeste de citron

Les plus fines, les plus craquantes. Des voiles translucides que l'on brise entre le pouce et l'index.

Ingrédients (pour 40 oreillettes)

  • 500 g de farine T55
  • 80 g de Süvy
  • 2 œufs
  • 10 cl d'huile d'olive douce
  • 5 cl d'eau de fleur d'oranger
  • 1 zeste de citron jaune non traité râpé finement
  • 1 pincée de sel
  • Huile de friture (tournesol de préférence, l'olive fume trop vite pour cette température)
  • Süvy saupoudré

Préparation

  1. Puits de farine. Formez un puits avec la farine. Au centre : Süvy, sel, zeste, œufs légèrement battus, huile d'olive, fleur d'oranger.
  2. Pétrir. Incorporez du bout des doigts, puis pétrissez 10 minutes. La pâte doit être homogène, ferme, pas collante. Si elle colle, ajoutez une cuillère de farine. Si elle s'effrite, quelques gouttes d'eau.
  3. Repos. Boule filmée, repos 1 heure à température ambiante sous un torchon.
  4. Étaler en voile. C'est l'étape clé. Étalez au rouleau sur 1 mm d'épaisseur maximum — la pâte doit être presque translucide. Travaillez par petits morceaux pour ne pas qu'elle sèche.
  5. Découpe. Rectangles de 7 x 14 cm ou losanges. Faites une fente au centre et passez une extrémité dedans (comme pour les bugnes), ou laissez simplement tels quels.
  6. Friture. Huile à 180°C. Les oreillettes cuisent en 30 à 45 secondes par face. Elles gonflent en bulles, dorent à peine. Sortez-les dès qu'elles sont dorées.
  7. Saupoudrage et conservation. Égouttez, saupoudrez de Süvy. Conservez dans une boîte hermétique, elles restent croustillantes 5 jours.

« Les oreillettes de Provence se distinguent par leur finesse extrême, leur croustillant et l'usage quasi systématique de l'eau de fleur d'oranger et du zeste de citron. » — Made in Marseille, Mardi gras en Provence, la recette des oreillettes à la fleur d'oranger.

La pâte non sucrée à l'huile d'olive se prête mal aux épaisseurs : sous 1,5 mm, l'oreillette devient biscuit. À 1 mm, elle est dentelle.


L'art du saupoudrage : pourquoi Süvy remplace le sucre glace

Le saupoudrage final est la signature visuelle et gustative du beignet de carnaval. Un beignet sans son voile blanc est un beignet à moitié habillé.

Le sucre glace traditionnel est du saccharose finement broyé, parfois additionné de 3 % d'amidon pour éviter l'agglomération. Visuellement, c'est une neige fine. Gustativement, c'est un coup de sucre concentré (100 g pour 100 g, IG de 70, 400 kcal). Appliqué sur un beignet déjà sucré dans sa pâte, il peut faire grimper la charge sucre totale d'un beignet à 15-20 g, soit les deux tiers de l'apport quotidien recommandé par l'OMS pour un seul beignet.

Süvy, utilisé en saupoudrage, reproduit le voile blanc sans l'impact glycémique. Sa texture cristalline fine adhère à la surface chaude et légèrement grasse du beignet, comme le sucre glace. Son IG inférieur à 2 et ses 47,9 kcal pour 100 g changent l'équation nutritionnelle : vous mangez votre bugne ou votre merveille sans déclencher de pic d'insuline.

Pour un rendu le plus proche du sucre glace, passez le Süvy au mixeur quelques secondes afin d'obtenir une poudre ultra-fine, puis tamisez au-dessus des beignets tièdes. L'adhérence est immédiate. Comme le détaille Süvy dans son guide de la pâtisserie sans sucre, cette même technique s'applique aussi aux crêpes sans sucre ou aux gaufres sans sucre — deux autres incontournables de Mardi Gras.

À savoir. Les ingrédients de Süvy (érythritol et polydextrose) sont reconnus GRAS par la FDA et validés par l'EFSA. Compatible régimes diabétiques, cétogènes et IG bas.


Température, huile, panier : les règles d'or de la friture

La meilleure pâte du monde rate si la friture rate. Voici les points non négociables.

La température : 170-180°C, jamais au-dessus

Selon 750g, la fenêtre utile est étroite : « En dessous de 170°C, le beignet ne va pas cuire correctement et va être gorgé d'huile. Au-dessus de 180°C, il va trop vite brunir et risque de ne pas être cuit. » Un thermomètre de cuisson à sonde coûte 15 euros. C'est l'investissement le plus rentable pour réussir un Mardi Gras.

Sans thermomètre, test du cure-dent : plongé dans l'huile à bonne température, il doit se couvrir immédiatement de petites bulles crépitantes. Aucune bulle = trop froid. Bulles violentes = trop chaud.

L'huile : neutre, stable, neuve

Huile Point de fumée Adaptée à la friture ?
Tournesol raffinée 220-225°C Oui, très stable
Arachide 230°C Oui, goût neutre
Pépins de raisin 216°C Oui
Colza 204°C Oui
Olive vierge 160-180°C Non, fume trop vite
Beurre 120-150°C Non

Préférez une huile neuve pour chaque session de friture. Une huile déjà chauffée dégrade ses antioxydants et s'oxyde plus vite, au détriment du goût et de la conservation. Filtrez l'huile refroidie après usage si vous souhaitez la réutiliser une seconde fois (pas plus), dans un contenant fermé, au frais.

Le panier : ne jamais surcharger

Trois à quatre beignets maximum par bain. Chaque beignet, en plongeant, fait chuter la température de l'huile de 5 à 10°C. En surchargeant, vous repassez sous les 160°C et les beignets pompent l'huile au lieu de cuire. Un beignet bien frit absorbe environ 8 g d'huile. Un beignet mal frit peut en absorber 20 g — soit 180 kcal ajoutées pour rien.

Les erreurs à éviter

  • Frire des beignets trop humides : ils font exploser l'huile. Séchez toujours la surface au pinceau fariné.
  • Saler ou sucrer avant cuisson (hors pâte) : le sel/sucre en surface accélère l'oxydation de l'huile.
  • Poser sur assiette sans papier : le papier absorbant est indispensable.
  • Saupoudrer froid : le Süvy adhère mal. Saupoudrez tiède.

FAQ

Peut-on cuire les beignets de Mardi Gras au four plutôt qu'à la friture ?

Oui, mais la texture change radicalement. Au four (180°C, 12-15 min avec un léger badigeonnage d'huile), vous obtenez un résultat proche de la brioche ou du biscuit, jamais la croûte craquante de la bugne ni la mie soufflée du beignet levé. Pour Mardi Gras, la friture reste la technique historique. Si vous voulez réduire le gras, privilégiez la friteuse à air chaud (Airfryer) à 190°C, résultat plus proche de la friture traditionnelle.

Combien de temps se conservent les beignets sans sucre ?

Bugnes et oreillettes : 4 à 5 jours dans une boîte métallique hermétique, sans humidité. Merveilles : 2 à 3 jours, elles sèchent plus vite. Beignets levés : à consommer idéalement le jour même, maximum 24 heures (la mie se rassit). Le Süvy du saupoudrage ne fige pas et ne s'humidifie pas comme le sucre glace classique.

La pâte à beignets peut-elle être préparée la veille ?

Oui, c'est même recommandé pour les pâtes non levées (bugnes, oreillettes, merveilles). Un repos de 12 heures au réfrigérateur détend le gluten et développe les arômes (rhum, fleur d'oranger, zeste). Pour la pâte levée, en revanche, préparez-la le jour même : une pousse nocturne au frais donne une mie plus dense et une levée moins spectaculaire à la friture.

Peut-on remplacer l'œuf dans les recettes pour une version végane ?

Oui, avec quelques ajustements. Remplacez chaque œuf par 60 g de compote de pomme non sucrée + 1 cuillère à café de fécule de maïs. La texture sera légèrement plus dense. Pour les bugnes, ce remplacement fonctionne bien ; pour les beignets levés, la levée sera moins ample. Le beurre se remplace par de la margarine végétale ou de l'huile de coco désodorisée.

Les beignets sans sucre conviennent-ils aux diabétiques ?

Oui. En remplaçant le sucre par Süvy dans la pâte et en saupoudrage, la charge glycémique du beignet provient essentiellement de la farine. Un beignet moyen contient 15-20 g de glucides complexes, à intégrer dans le compte glucidique du repas. Le Süvy (IG < 2) ne provoque aucun pic d'insuline. À valider avec votre diabétologue pour les cas de diabète de type 1 insulino-dépendant.

Quelle huile choisir pour frire des beignets sans risque ?

Pour Mardi Gras, privilégiez l'huile de tournesol raffinée (point de fumée 220°C) ou l'huile d'arachide (230°C), toutes deux neutres en goût. L'huile d'olive vierge fume dès 160-180°C et n'est pas adaptée — sauf pour les oreillettes provençales traditionnelles, où une partie d'huile d'olive dans la pâte est tolérée (jamais dans le bain de friture).


Glossaire

Beignet de carnaval : pâtisserie frite traditionnellement consommée à Mardi Gras pour épuiser les réserves de gras et de sucre avant le Carême. Chaque région française en possède une déclinaison propre.

Bugne : petit beignet lyonnais à pâte non levée, étalé fin, découpé en rectangle torsadé et frit. Attestée dans Pantagruel de Rabelais en 1532. Deux écoles : croustillante (Lyon) et moelleuse (Saint-Étienne).

Carême : période de 40 jours de jeûne et d'abstinence de la tradition chrétienne, commençant le mercredi des Cendres et se terminant à Pâques. Mardi Gras marque son veille.

Caramélisation : réaction chimique du sucre chauffé au-delà de 160°C qui produit coloration brune et arômes. Süvy reproduit cette réaction à 120-150°C.

Érythritol : polyol obtenu par fermentation de fruits (issu du Moniliella pollinis), premier ingrédient de Süvy. IG nul, 0,2 kcal/g, stable à la cuisson.

Friture : cuisson par immersion dans un corps gras chaud (170-180°C pour les beignets). Provoque la vaporisation de l'eau, le gonflement de la pâte et la formation d'une croûte.

Merveille : beignet traditionnel du Sud-Ouest (Gascogne, Bordelais, Charentes), à pâte légèrement sablée, plate, moelleuse, parfumée à la fleur d'oranger et au rhum.

Oreillette : beignet provençal ou languedocien à pâte extrêmement fine (1 mm), parfumée à la fleur d'oranger et au zeste de citron, très craquante après friture.

Pâte levée : pâte contenant de la levure de boulanger (Saccharomyces cerevisiae), micro-organisme vivant qui produit du CO₂ par fermentation et fait gonfler la pâte pendant le repos.

Pâte non levée : pâte sans agent levant vivant, qui ne gonfle pas au repos. Sa texture vient de la farine, du beurre et de la structure donnée par l'étalage.

Point de fumée : température à laquelle une huile commence à se dégrader et à fumer. Au-delà, elle produit des composés toxiques (acroléine). L'huile de friture doit avoir un point de fumée supérieur à la température de cuisson utilisée.

Polydextrose : fibre alimentaire soluble d'origine végétale, deuxième ingrédient de Süvy. Agent de charge qui reproduit volume et texture du sucre sans impact glycémique.

Saupoudrage : action de recouvrir une pâtisserie d'une fine couche de sucre (traditionnellement sucre glace) ou de substitut. À réaliser sur beignets tièdes pour une adhérence optimale.

Süvy : premier remplaçant du sucre à base d'érythritol et de polydextrose, mis au point par les Laboratoires Innovi. Substitution 1:1, IG < 2, reproduit goût, texture et caramélisation du sucre.

Sucres libres : sucres ajoutés aux aliments par le fabricant ou le consommateur, plus les sucres du miel, des sirops et des jus de fruits. L'OMS recommande de ne pas dépasser 25 g par jour chez l'adulte.


Sources


Süvy : le Mardi Gras retrouve sa gourmandise, sans l'addition sucre

Un beignet de carnaval, c'est un moment de partage familial. Pas un arbitrage nutritionnel. Süvy permet de préparer bugnes, merveilles, oreillettes et beignets levés en substitution 1:1 du sucre, dans la pâte comme en saupoudrage, sans pic glycémique ni calorie superflue.

Süvy est le premier remplaçant du sucre au monde, fruit de 7 ans de recherche par les Laboratoires Innovi. 100 % naturel, sans calorie vide, sans pic glycémique, il reproduit toutes les fonctions du sucre — goût, texture, caramélisation — sans en avoir les inconvénients.

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